Publié le 25 Avril 2006

Je ne suis pas en colère, je suis seulement déçu de la façon dont les modèles photos se comportent aujourd'hui.

Depuis plus de vingt ans que je rencontre des modèles, je constate (amèrement) que les temps ont bien changé. Dans les années 80, on trouvait des modèles de tous poils, des pros, des semi-pros et des amateurs à profusion, qui n'avaient qu'une idée "POSER".

Elles étaient pour la plupart assez motivées et savaient ce qu'elles voulaient. POSER en s'amusant n'était pas ridicule et constituait une source de rencontre. Ce qu'elles ne voulaient pas, elles vous le disait assez clairement, et si c'était un problème de petits sous, on arrivait toujours à s'arranger avec les photos, ou les relations leur permettant de trouver un job, ou autre.
Aujourd'hui, elles n'ont (avant même d'avoir étudier votre projet) qu'un seul mot en bouche: "COMBIEN?"  Par conséquent je suis bien obligé de dire que "l'amateurisme" à bien changé, et s'apparente aux relations vénales.
De plus Elles utilisent un mot, dont elles n'ont pas la connaissance du sens. C'est "REMUNERATION"
Il est vrai que même si elles poursuivent des études plus longtemps que jadis, elles n'en sont pas pour autant plus intelligentes, je dirais même qu'Elles ont rudement régresser.
En effet, ce seul mot, signifie "SALAIRE", "BULLETIN DE PAYE", "DECLARATIONS FISCALES et SOCIALES", mais dans leur (petit) esprit ce mot signifie "RETRIBUTION DE MAIN A LA MAIN" ( travail au noir, ou relations vénales...) Alors qu'un accord réciproque est toujours envisageable sur le défraiement et sur l'usage des épreuves réalisées, mais bien sûr c'est d'une autre époque...
Que des modèles étudiantes aient des velléités de gagner quelques argents pour arrondir ses fins de mois ou pour ses sorties est très concevable, tant que l'accord reste convenable et concerté.
Mais dès qu'il est imposé sans même être discutable, il n'est plus acceptable.
D'emblée certaines demandent 150€uros pour une heure de poses, sans même avoir proposé ce qu'elles adopteront comme attitudes face à l'objectif, sans même vous prouvez leur compétence, leur experience, ni même avoir saisi l'objet de vos attentes.
D'autres moins étudiantes, mais plus libertines, posent pour poser. Elles se foutent littérallement de votre dessein, c'est tant de l'heure, point barre.
Enfin les professionnelles qui vous demandent encore beaucoup plus, mais toujours sans parler de déclarations aux organismes sociaux.
Force est de constater que tout cela relève bien du domaine professionnel non déclaré qu'est celui des péripatéticiennes.
Et je n'aime absolument pas cet amalgame.
Quand les mentalités évolueront-elles ?
Quand les jeunes (et moins jeunes) filles (et femmes) accepteront-elles de cesser de jouer les entremetteuses, et dêtre baffouer...
Modèle-Photo, Mannequin, est un passe temps qui mérite le respect, et non l'indifférence la futilité, ou la moquerie.
Sur les quatre-vingt modèles que j'ai choisi, je dis bien choisi, je n'ai jamais eu ce type de relations. J'ai toujours écarté les vénales, les prétentieuses, les arrivistes, bref celles qui nuisent à l'image des modèles féminins du monde de la photographie amateur.
Mais si en 82 je n'avais pas de soucis pour trouver des modèles, en 2006, c'est tout autre.
Il faut aller chercher la perle rare.
Celle qui prendra un peu de temps pour comprendre ce que vous souhaitez, ce que vous attendez d'elle.
Et puis en 1982, elles avaient des "bouilles".
Aujourd'hui il est très difficile de trouver des "belles gueules",Toutes, elles veulent poser. Mais bon sang, il faut avoir déjà un physique et une attitude en plus de l'état d'esprit "Modèle-photo" [C'est quoi l'état d'esprit Modèle-photo", me demandait encore hier une débutante. C'est de se sentir bien dans sa tête, de savoir ce que l'on est capable de faire, c'est de dire NON, a ce que l'on ne veut pas faire, c'est savoir ou les séances de poses s'arrêtent....]
Et puis de plus en plus de débutantes (n'ayant jamais posé autre que pour leur photo de famille) se lancent dans ce domaine en demandant d'être payé comme des pros, sans même se dévetir, ni même poser, seulement pour être prise en photo... C'est quoi ce délire!
Il est vrai que l'aire des années "Star Ac" n'a pas aidé le bon développement de l'amateurisme, mais si papa et maman avait su dire les choses et regarder les faits tels qu"ils sont, on ne fabriquerait pas des "artistes de merde" qui chantent faux, mal, et sont nuls.
Comme toute passion, (car Modèle-photo doit en être une) il faut la vivre avec ses tripes, avec sa cervelle, et non pas uniquement par ses fesses et pour le fric.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #HUMEUR & INFORMATIONS

Repost0

Publié le 18 Mars 2006

Il est toujours prétentieux de parler de soi.
Mais quand personne ne parle de vous, il n'y a pas d'autres solutions.
Bien que je ne souhaite pas que ce soit autrement.
Faire le pitre devant des journalistes ou "pseudo-journalistes", ou devant une troupe de "pseudo-interéssés" = trop peu pour moi.
J'ai horreur du monde et des faux culs.
La photographie des grands et petits pros, ne m'a jamais inspirée, j'ai toujours préféré celle des inconnus, des "médiocres", mais avec du génie et beaucoup d'idées.
Sur mon thème, tout reste à faire, de l'insolite à l'exaltation, en passant par la mode.
N'oublions pas le but: revoir des cirés de toutes les couleurs les jours de pluie.
Ils sont rares, de plus en plus rares, car notre climat comme notre esprit, nos mentalités changent.
Ces imperméables brillants aux diverses couleurs pourraient très bien être portés aussi bien par les hommes. Ceux-ci préfèrent-ils les revêtir chez eux pour quelques plaisirs personnels?

Je verrais bien des cirés hommes de couleur marron ou bleu, assez longs avec ou sans capuche. Ce serait plus beau que l'imper tout froissé de Peter Falk alias Columbo.
Il y a plein de sites qui parlent de cirés, mais pas de ceux que je vous montre.
On me parle toujours du noir, celui que l'on voit encore porté par quelques "petites vieilles".
Et en fin de compte je me dis que personne n'a rien compris, et c'est tant mieux.
Quand je dialogue avec des visiteurs masculins c'est toujours autour du sexe que les idées tournent. Cette connotation des cirés avec la prostitution est tenace.
Mais une fille peut très bien porter un ciré bleu, marron, rouge, ou blanc, sans pour cela devoir être considérée comme une péripatéticienne.
Je vous l'accorde, ce type de vêtement attire le regard, et il est vrai que notre Miss ainsi vêtue, en est consciente et donc, fait en sorte d'aguicher. Mais tout cela s'arrête là. Après c'est à l'imaginaire de chacun de poursuivre son chemin.
Il y a des tas de vêtements qui ont un effet d'attirance, d'envie de toucher, de caresser, pourquoi faudrait-il que le ciré soit le seul coupable.
Et puis tous ou presque (y'a qu'a voir les photos des fanas des cirés) ne l'aiment que sec.
Alors que tout le charme, la beauté réside dans la goutte d'eau.

Je suis donc ravi, que mon dessein n’intéresse pas, ne plaise pas, voir dérange.
C'est comme cela que je me dis que j'ai une petite chance d'être apprécié plus tard.
Le succès de mon vivant ne me plairait pas, mais après moi, qui sait, j'en serais enchanté.

C'est bien connu: après le beau temps...la pluie!

Il faut savoir rêver

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #HUMEUR & INFORMATIONS

Repost0

Publié le 1 Mars 2006

Extraits de séquences vidéo réalisées avec Sabrina (ciré doré)
il faut disposer du Lecteur windows média et avoir l'Adsl
Extraits de séquences vidéo réalisées avec Sabrina (ciré rouge à pois blancs)

POUR QUE CES VIDEOS RESTENT VISIBLES, ET QUE D'AUTRES SOIENT AJOUTEES:
DONNEZ VOTRE AVIS SUR LE THEME.
IL FAUT PAR...TI...CI...PER.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #CIROLOGIE

Repost0

Publié le 10 Février 2006

Quand on voit tous ces top models anorexiques et qu'on sait ce qu'on les paye on se dit que ça fait cher le kilo.
[Philippe Geluck]

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #HUMEUR & INFORMATIONS

Repost0

Publié le 13 Janvier 2006

Le projet "Cirologie" peut être présenté sous différentes formes:
Les modèles:
- leurs attitudes de poses, coquines, sensuelles ou charmes,
- leurs expressions, mimiques, regards, portraits
Les séances:
- En exterieur
- En studio improvisé
- Sous la douche
- Les poses sèches
Les accessoires:
- les gants
- le sac
- les bottes
- le chapeau
- la capuche
Le rendu photographique:
- les effets de l'eau
- les retouches, trucages & montages.
L'usage des clichés réalisés:
- Les expositions (Internet, salons d'expo, boutiques)
- Les publications (concours, revues, internet, albums)
- Les présentations sur support  (timbres, cartes téléphoniques, cartes postales, calendriers)

A vous de choisir la présentation qui vous plait le mieux.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #LE CONCEPT

Repost0

Publié le 18 Décembre 2005

Certains me posent des questions sur le tissu enduit qu'est le ciré, voici les réponses:

Les imper brillants dit cirés (multicolores dans les années 70) aujourd'hui rarissimes étaient fait de quelle matière ?  P.V.C. ? Chlorure de Vinyl ?
Etait-ce la même matière(mais plus fine) que les toiles cirés (introuvables également aujourd'hui) ?

Ou peut-on trouver cette matière première ?

Pour tout savoir sur le PVC (polychlorures de vinyle) et sur le chlorure de vinyle, allez sur le site Le PVC (résultat d'un travail scolaire).
Le chlorure de vinyle est un composant du PVC. Le processus de fabrication comporte 5 étapes :
1. extraction du pétrole et du sel
2. production de pétrole et d’éthylène
3. synthèse du chlorure de vinyle (VC) monomère des deux produits précités
4. polymérisation (composition d’une chaîne de molécules) du chlorure de vinyle en chlorure de polyvinyle (PVC)
5. mélange du PVC avec divers additifs afin d’obtenir des variantes aux propriétés diverses.


Toile cirée : toile enduite de cire et résine, imperméabilisée, vendue par rouleaux pour confectionner des paquets, des bâches, des parapluies ou des bonnets.
Les étoffes : dictionnaire historique

Le ciré est un vêtement de tissu huilé (autrefois) ou plastifié (maintenant).
Les vêtements portés dans les années 70 étaient en vinyle, les cirés étaient utlilisés par les marins.
Vous pouvez toujours trouver les deux matériaux en vente, dans les drogueries par exemple, version modernisée, pour la toile cirée ; et dans de nombreuses boutiques pour ce qui est des vêtements en vinyle.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #CIROLOGIE

Repost0

Publié le 8 Août 2005

La plupart des photos réalisées sur ce thème sont visualisables à partir du site généraliste dont l'accès est payant, (1appel/acces) mais gratuit pour les adhérents. L'inscription peut être faire à partir de la page "Accès réservé aux adhérents"

Diaporama accessible après paiement AlloPass (1appel/galerie)
Les diaporamas et autres visuels restent payant à l'interieur du site même en étant inscrit.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #ANNONCES

Repost0

Publié le 4 Août 2005

Vous l'avez réclamé depuis si longtemps. Vous avez été patient.
La première vidéo "cirologie" au format wmv dure 45secondes avec Djina, bien sûr rien n'est jamais acquis facilement, il y a un mais... (elle est payante), mais bon pour les fans, je pense que cela reste interessant, si vous le souhaitez j'en mettrais deux autres. Ce sera selon vos demandes.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #ANNONCES

Repost0

Publié le 20 Juillet 2005

Pour ce thème sur le ciré et l'eau, je recherche des modèles ayant une frimousse.
L'expression est capitale. Bien sûr, dans de telles circonstances (quand on reçoit de l'eau) on fait toujours la grimace. Mais c'est là qu'intervient le vrai sens du thème, c'est de capter le rictus de l'instant.
La grimace n'est pas toujours vilaine. Surtout quand on s'y prépare. Mais malgré tout le naturel reprend vite le dessus. On peut prévoir de faire un sourire, un clin d'oeil, mais... quand l'eau vous arrive dessus, on ne maitrise plus ses expressions.
C'est là que s'opère la magie du thème: même un modèle moyennement "beau" de visage (bien que cette notion soit très suggestive) peut apparaître superbe avec son expression à l'instantané.
Bien sûr je sélectionne des modèles qui ont un minois plutôt sympa, mais pas besoin d'avoir un joli petit nez et des yeux en amandes, il y a également celles qui sont motivées, et qui, avec leur regard (les yeux sont très importants) donne le ton à l'image, avec un sourire coquin, et le tour est joué.
Elles savent bien faire cela quand elles veulent, c'est ce que je dis, un modèle motivé vaut largement un modèle "canon" qui n'en n'a rien à foutre.

Cb17-8nb.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #LE CONCEPT

Repost0

Publié le 16 Mai 2005

Trois possibilités de poses:
En extérieur, en étant aspergée




Dans mon minuscule local (un garage amenagé) Studio improvisé


Ou sous la douche, tout simplement.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #CIROLOGIE

Repost0

Publié le 8 Mars 2005

Voilà une rubrique que je voulais faire depuis déjà quelques temps.

Signaler mes sentiments vis à vis des modèles que j’ai contactés.

Celles avec qui je suis parvenu a réaliser une séance (ou plusieurs) Avec qui j’ai réussi à partager un moment de fantaisie sans prétention, sans avoir perdu mon temps.

- Celles avec qui, rien n’est jamais facile et qui ne savent pas lire, ni parler (elles mélangent les termes qu’elles utilisent, et ne connaissent pas la signification des mots) Bref celles avec qui vous êtes assurés de perdre votre temps.

J’essayerais de venir régulièrement vous donner mon avis sur ces charmantes Miss. Aussi bien pour les exquises, les incontournables, que pour les inclassables, que pour les évitables.

Et puis  également:

Attirer l’attention sur les pratiques d’usages et accords entre modèles et photographes.

Donner mon avis sur la photographie en général, les photographes.

 

 

des LEURRES à éviter

A vrai dire je n’ai pas vraiment de difficulté avec les modèles.

Je laisse de côté les prétentieuses midinettes qui sont plus pour les couvertures de magazines à sensation ou à la mode que pour collaborer à mon dessein.
Il y en a toujours qui essayent de vous faire croire qu’elles sont intéressantes.

Il y a celles qui confondent “passion” et “rémunération”.

Le mot est lâché, Elles aiment bien ce mot “rémunération” qui en réalité n’est autre que du travail au noir (”black” comme elles aiment articuler). Elles ignorent tout de la législation ‘’Tout le monde fait comme cela‘’ vous diront-elles !

Mais non, pas tout le monde. Il y a ceux, qui sont respectueux des règles et des êtres et puis y’a les autres…

C’est donc bien dans cette seconde catégorie que j’ai classé les modèles suivants:

  • Sylvia: Elle sait mener les conversations par courriel sans répondre à vos questions, la seule chose qui compte c’est “la rémunération” (salaire avec cotisations) Elle ne comprends pas qu’un particulier ne soit pas inscrit à l’URSSAF, alors au noir = no problème. Votre thème quel qu’il soit est très bien (Elle s’en balance: ne propose aucune idée, aucune attitude. C’est un objet, vous en faites ce que vous voulez…) Elle ne souhaite pas communiquer ce qu’elle a déjà fait. Elle ne sait parler que de ‘’shooting'’ n’aime pas les ‘’casting'’. Impossible de se comprendre, elle parle, elle parle, elle ne vous écoute pas… donc ne vous entend pas. Elle m’a inspiré un billet d’humeur sur l’un de mes blogs:

 

  • Jaureline: Avec un nom pareil, j’aurais dû tomber sur la perle rare. Pensez Jean Aurèl qui photographie Jaureline, cela aurait pu être une sacrée collaboration. Et ben non, c’est foutu. La “Jaureline” n’est rien d’autre qu’une Aurélie “surbookée” (ça fait chic!) qui vous laisse croire que oui, elle aime poser, que oui, elle est ok. Mais en réalité, c’est niette. Plus de réponse au moment de concrétiser. Envolée! “Ah Oui, je suis très prise… c’est toujours ok bien sûr.” Que du Vent ! Ce qu’Elle aime c’est se faire prier. Et ça, pas de bol, c’est pas mon truc. Bref une emmerdeuse de plus !

 

  • D’autres sont des phénomènes dans le genre. Souhaitent impérativement un contact téléphonique. Elles vous disent OK pour l’appeler à une heure dite, et là, la Miss est déjà en séance… (trés demandée, très “sur-bookée” (ca fait bien!), …) Quel respect !Le sujet le thème de vos photos = rien à faire. Elle n’ira pas même visiter votre site (pour ma part j’en ai un à leur seule intention, qui explique tout mon projet) ce qui compte c’est la tune; que ça rapporte un max… et non-déclarée (bien évidemment, cette blague…)

Mise à jour de Novembre 2007

  • Méfiez-vous des modèles trop bien

    Carline (*) est de celles là.

    Belle, sympathique, dynamique, semble très intéressée, puis tout se complique une fois que vous êtes mis d’accord avec elle.

    D’abord comme d’autres elle exige un appel téléphonique de votre part, qui ne sert strictement a rien, si ce n’est que d’enrichir les sociétés de téléphonie. Si encore, lors de la conversation, il y avait un échange de dialogue qui puisse soit rassurer, soit préciser certains détails de la séance, mais même pas, car tout avait déjà été dit par échanges courriels. Donc c’est une conversation des plus banales, oui oui tout est ok, pas de problème, et cetera, et cetera… Pour lui prouver ma bonne foi, je lui adresse même une avance sur ses frais de transport, mais là déjà un petit soucis, car elle ne me communique pas son adresse, comme elle me l'avait demandé, mais cela aurait du me mettre en garde. Je suis assez confiant en général car je n’ai que très très rarement des difficultés dans mes relations photographe-Modèle. Après maintes relances, je reçois afin l'adresse pour expédier quelques €uros.

    Ensuite rien ne devient possible, une fois tout confirmé… Plus de nouvelles ! Ni même avant la séance, impossible de la joindre, donc sans aucune nouvelle, que concluez-vous ? Que la belle a annulé tout simplement, sans vous tenir informé. Essais de contacts après la dite séance programmée, pas plus de chance. Donc il faut élever le ton dans un message et dire des choses pas toujours très agréables à lire. Comme par hasard voici un jour une réponse, aussi surprenante dans le contenu, que la forme. Son avocat est averti de ma réaction. (Pourquoi vous rigolez ?) Elle m’indique un numéro de téléphone, je l’appelle, Elle s’excuse, je lui demande de me rembourser, pas de réponse, Elle doit passer dans ma région, Elle me fera signe…
    Ne voyant rien venir, je la rappelle, et me dis que oui oui, c'est parti, puis silence radio, le téléphone ne correspond plus, les messages restent muets...

    Que de complications pour pas grand chose. Alors qu’il suffit d’un simple SMS pour annuler un Rendez-vous et surtout un sens de l’honnêteté pour rendre à Aurèl ce qui appartient à Aurèl. Pas de quoi en faire un plat. Mais j’en déduis que certaines modèles ont un goût prononcé pour se mettre dans des situations merdiques. Évidemment que je ne suis pas content de m’être fait arnaqué, mais c’est surtout la façon, la désinvolture, le manque de respect de l’autre qui me fait le plus mal. Alors que souvent on qualifie les photographes de tous les noms d’arnaqueur (et il y en a sûrement beaucoup justifié) le monde des modèles est loin d’être rose. En règle générale, en plus de vingt-cinq ans de photos, j’ai toujours su éviter les pièges des “emmerdeuses”, des “tournent en rond” , des “fausses semblants”, des “potiches” et des “pétasses qui se prennent pour le nombril du monde”, mais voilà une nouvelle génération insoupçonnée “les gentilles inconscientes”. Ce sont peut-être les plus redoutables, car indécelables, on les croit sincères.

  • A éviter donc, a tout prix .

    (*) page modifiée 13/12/2008.

 

 

Les Exquises

J’aurais tendance à dire que presque l’ensemble des modèles ayant posés pour moi sont des modèles intéressants.

Elles ont des idées, elles ont su participer et apporter quelques originalités aux poses réalisées. Pour moi, elles ont une personnalité et vraiment quelques choses sous la chevelure. De plus sympathique et souriante.

Je voudrais seulement citer celles qui pour moi ont déjà un bon potentiel et une excellente assurance dans leur démarche.

  • Sabrina : Plein de gentillesse et d’attention. Négocie de façon franche, et propose ses idées en harmonie avec mes attentes. Toujours décontractée et a l’aise.
    Les attitudes et poses sur mon thème sont loin d’être simples, Elle trouve toujours de nouvelles idées.
  • Cat : Extraordinaire modèle, en plus d’être belle et sympathique, elle pose avec une facilité à toutes épreuves. Elle sait trouver l’attitude idéale, le regard doux avec un petit sourire. C’est vraiment un régal de rencontrer de telles personnes simples et qui vous comprennent sans dire mots.
     
  • Emmanuelle : J’aime rencontrer des filles aussi spontanées, simples, qui ne se prennent pas pour des starlettes. De plus elle est très gracieuse et enjouée ce qui permet une séance décontractée sous les meilleurs hospices.
  • Leny : Une déconcertante aisance. Habituée a poser, a ne pas bouger, elle peut rester des heures dans la même position. Pas du genre à sourire pour la pose, mais quand elle sourit quelle merveille. Docile et patiente avec toujours une pose en tête a vous soumettre.
  • Kajlia : Une petite jeunette qui promet. Plein de vie, d’idées, d’expressions. Une séance dans la douceur, Elle se laisse guider, et donnant sa petite touche personnelle. J’aurais dû réaliser de meilleurs clichés.
  • Mitsui71 : Voilà le modèle rêvé, mûre, bien dans sa peau, souriante et vraiment à votre disposition, elle ne sait pas quoi faire pour vous satisfaire, et y parvient très bien. Elle prend en considération vos difficultés, vos suggestions et la séance se déroule dans une humeur douce et détendue
     
  • Et les photographes…

     

    Les photographes amateurs de tous poils aiment la photo, c’est une évidence.

    Mais combien d’entre eux ont un véritable projet?
    Ils aiment appuyer sur le déclencheur, ils aiment visualiser de jolis modèles, portrait, extérieur, studio, nu… bref les grands classiques.
    Certes les photos sont belles, mais ou se trouve l’originalité, le petit plus qui fera sourire ou qui surprendra les “visualiseurs” les “regardeurs”, ceux qui verront les images réalisées.

    Car le but c’est DE MONTRER.

    Une photographie est un instant, une émotion, que chacun interprète de façon différente.

    Nous ne voyons pas tous de la même façon, les choses.

     
    L’acquisition des droits à l’image

    Dans le domaine de la photo (comme dans d’autres) rien n’est simple.

    Une photographie prise appartient à deux personnes:

    - Le photographe, qui reste responsable de son usage, de sa diffusion

    Les photographies réalisées sont la propriété pleine et entière de l’auteur. A ce titre il assume la totale et entière responsabilité de leur usage.

    - Le modèle lui reste propriétaire de son image et donc libre d’accepter ou de refuser telle ou telle utilisation.

    Afin que tout cela soit clairement défini, je réalise toujours un projet d’entente préalable qui défini les usages (non commerciaux) des prises de vues réalisées.

    Ce projet de convention est une négociation dans laquelle le photographe peut indemniser le modèle en échange de son accord.

    J’ai réalisé une grille d’évaluation afin de classer le modèle dans l’une des catégories

    Niveau 0 = Bénévole avec don des épreuves.
    Niveau 1 = Débutante, Portrait , Mode - Mouvement
    Niveau 2 = Non débutante (Portrait/Mode), ou Niveau1 + Charme-lingerie
    Niveau 3 = Avec expérience [Portrait/Mode] ou Niv1 + Nu (haut) ou Niv2 [Portrait/Mode/Charme]
    Niveau 4 = Niv3 + Charme ou Niv2 + Nu (haut) ou Niv1 + Nu Total.
    Niveau 5 = Niv3 + Nu(haut) ou Niv2 + Nu Total.

    Ainsi en fonction de son expérience et de son desiderata je peux lui proposer un “dédommagement” en échange de son autorisation.

     

    J’ai précise qu’il ne s’agit pas de rémunération mais d’une participation de défraiement incluant le temps accordé, le déplacement, la cession de tous droits à l’image.

     

     

    Engagements du photographe

    Le photographe est le propriétaire de son œuvre et des droits d’auteur, il n’est, en aucun cas, propriétaire de l’image de la personne photographiée.

    L’article 226 du Code Pénal précise bien qu’il est interdit de fixer, enregistrer ou transmettre, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé, ainsi que l’article 9 du Code Civil : chacun a droit au respect de sa vie privée.

    Le photographe doit donc obtenir l’autorisation écrite de son modèle, et ceci pour chaque parution ou diffusion publique, même pour une simple exposition ou une présentation sur ses propres pages Web. Notons que la personne photographiée peut revenir à tout moment sur sa décision.

     

    Le Code du travail précise l’activité de mannequin (Article L.763.1) :

    “Est considérée comme exerçant une activité de mannequin toute personne qui est chargée soit de présenter au public, directement ou indirectement par reproduction de son image, sur tout support visuel ou audiovisuel, un produit, un service ou un message publicitaire, soit de poser comme modèle, avec ou sans utilisation ultérieure de son image, même si cette activité n’est exercée que de manière occasionnelle”.

    “Tout contrat par lequel une personne physique ou morale s’assure moyennant rémunération, le concours d’un mannequin est présumé être un contrat de travail.

    Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée au contrat par les parties “.

     
    Les modèles et les photographes, les studios, etc., conviennent entre eux des conditions dela prise de vue, tant en ce qui concerne le lieu, la date, le thème, le style, qu’une éventuelle contribution financière du photographe.

    Parfois, photographes et modèles s’entendent sur la fourniture de tirages de qualité en
    échange de la séance de pose.

    Le terme “rémunération”, employé parfois entre modèles et photographes, s’entend dans le respect des dispositions du Code Général des Impôts.

    .

Voir les commentaires

Rédigé par Adelin Aurèl

Publié dans #HUMEUR & INFORMATIONS

Repost0

Publié le 25 Juillet 2004

Du modèle qui pose, sans se rendre bien compte du résultat, au visuel final, le photogarphe est le premier à voir la photo. Il va la façonner selon sa propre vision. Ensuite chaque visiteur interpretera l'image selon son imagination.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #LE CONCEPT

Repost0

Publié le 13 Avril 2004

Photos ou vidéos ?

Les deux sont possibles. D'abord c'est de la photo. Mais certaines expressions ne peuvent être capturées que par la vidéo.
La vidéo n'est qu'une succession d'images. C'est complémentaire, même si l'usage est différent. J'essaye toujours de faire une petite séquence vidéo. Parfois je laisse la caméra filmer toute seule, pendant la séance. Je ne peux pas faire les deux a la fois. D'autant que les techniques diffèrent. La caméra à besoin de moins de lumière, mais la qualité d'une image extraite est de moins bonne qualité.


Pourquoi pas sous la pluie ?

Réaliser une séance sous la vraie pluie n'est pas chose aisée, pour des raisons de lumière essentiellement, c'est possible mais ça nécessite un investissement en matériel.
J'aimerais montré tout simplement la vie sous la pluie en cirés, coloriés, ou les personnages brillent et semblent heureux.
C'est naïf. Je suis resté un enfant.
Mais c'est également la même raison que pour les extérieurs, les curieux me gênent... Et puis les conditions météo ne sont pas toujours favorables à réaliser une séance ou le modèle serait sous la pluie. Souvent il ne fait pas très chaud. Enfin les lieux ou le décor s'y prête ne sont pas évidents.
Mais ce serait la séance idéale. Un jour j'ai fait l'essai, mais on n'a pas tenu longtemps, les appareils m'aiment pas trop l'eau, il faut les protéger. Vous savez même au cinéma il filme sous des fausses pluies, et réalité ils arrosent énormément.


Que recherchez vous réellement avec Cirologie ?

Je voudrais rappeler les bons moments d'une époque, pas si lointaine, ou l'on s'amusait de tout, même de la pluie. Cirologie est un espace de rêve, ou l'on peut voir des filles, des femmes sourire, s'amuser, quand elles sont arrosées d'eau.
Je voudrais réaliser une séance sous une cascade, en été, mais c'est pas si facile que cela. J'aimerais bien aussi dans une piscine.
Les idées ne manquent pas.
La réalisation est beaucoup plus délicate.


Ou trouvez-vous tous ces cirés ?
Ils sont d'époque, la plupart on été acquis dans les années 80, ou le ciré brillait de mille couleurs, un peu partout. Beaucoup de dons soit de modèles soit dans les brocantes ou les petites annonces j'en ai trouvé pas mal. Mais ces dernières années, ils sont rares, ceux que l'on trouve sont soit en très mauvais état, soit très chers. Et les nouveaux modèles plus souples sont souvent hors de prix et manque de couleur. Je dois en avoir une bonne vingtaine, une peu de toutes les tailles ce qui permet de varier les couleurs et les modèles.

 
Pourquoi "Cirologie" vous auriez pu trouver "cirés en couleurs et bottes brillantes" ?

Un peu long, mais oui cela correspond assez bien à la définition du thème. Non j'ai pensé seulement faire court. Le suffixe "logie" résume l'étude d'un sujet. Ici en l'occurence le ciré.
Je voulais trouver un truc genre "Chapeaux melons et bottes de cuir" (c'est la même époque) mais c'était trop long. Je voulais que le mot ciré soit la clef du titre, mais "Cirélogie" ne me plaisait pas trop, alors j'avais trouvé l'astuce du ciré et de l'eau avec "cireaulogie" mais écrit de cette façon le ciré n'apparaissait pas assez fort, j'ai transformé "eau" en "o". Bon ça vaut ce que ça vaut. Mais je trouve que c'est bien représentatif de ma vision du ciré.

Voir les commentaires

Rédigé par Adelin Aurèl

Publié dans #ENTREVUES

Repost0

Publié le 31 Janvier 2003

L'eau qui coule sur un ciré est une fabuleuse image photographique qui m'a inspiré ce thème.

Que les cirés soient brillants et de couleur, peu importe la forme, le résultat n'est que meilleur.

L'effet de l'eau projettée sur le ciré et stoppé dans sa course, grace à l'instantané photo, permet un cliché original auquel vient s'ajouter le rictus, la grimace du modèle. L'expression du modèle est une source de bonheur. Pas deux modèles adoptent la même mimique ni la même attitude face à la réception de l'eau.

Sans désir commercial,  cette fantaisie photEAUgraphique n'a pas d'autres prétention que le divertissement.

Le problème aujourd'hui est de trouver des cirés en bons états, et de coloris, formes différents. Reviendront-ils dans le commerce un jour. J'en doute, car les femmes elles-mêmes ne sont pas demandeuses. Elles n'aiment pas ce tissu "glacé" aux couleurs vives (a l'époque on s'amusait a se faire remarquer) et qui n'est pas agréable à porter (transpiration) et ne protège pas vraiment de la pluie (surtout s'il s'agit d'un ciré court sans capuche). Enfin elles se trouvent assez ridicules, ou trop vulgaires, voir moches vétues de la sorte.
Pour moi, bien sûr c'est tout le contraire, même une femme moyennement belle, vétue d'un ciré sous la pluie devient la plus belle fille du monde.


Le site généraliste

 

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #LE CONCEPT

Repost0

Publié le 12 Avril 2002


Questions-Réponses

Plusieurs personnes m'ont déjà posé plusieurs fois les mêmes questions, d'autres on voulu en savoir plus, le pourquoi du comment. Je réponds donc ici à tous. Cela peut, de plus, donner une information aux nouvelles venues.


Question: Comment cette idée de photographier des filles mouillées, vétues d'un ciré vous est-elle venue ?
Réponse: Au début en 1982, je voulais simplement montrer ces imperméables brillants de toutes les couleurs qui commencaient à disparaître de la mode. Mes premiers clichés étaient "secs". Puis un jour, lors d'une rencontre, un modèle m'a dit: "Pourquoi ne pas nous mettre en situation. On ne porte pas un imperméable quand il fait soleil. C'est vrai ça. En général c'est quand il pleut que l'on s'habille ainsi. Pourquoi ne pas se mouiller." Et c'est ainsi que les idées les plus farfelues sont nées

Q: Pourquoi privilègiez-vous la douche à l'extérieur naturel ?
R: Je préfère de loin les extérieurs, pour des problèmes de places et de lumière. Mais rien n'est facile, l'eau dehors n'est pas aussi "domptable" que cela. La pluie ne vient jamais au bon moment et de façon assez forte durablement. Et puis l'eau est froide. Les modèles sont difficiles. Je les comprends, remarquez. Poser à moitié nue dehors sous la flotte, je ne sais pas si je le ferais si j'étais une femme. Et puis un problème non négligeable, les curieux... Poser devant un inconnu ça va, mais devant plusieurs badauds.... c'est autre chose. Donc la solution de repli fut l'interieur, donc la douche.

Q: En exterieur vous pouvez trouver des coins tranquilles ?
R: Pas si facile. C'est arrivé, dans un jardin privé, arrosage avec le jet d'eau. En piscine privé aussi. Mais là c'est rigolo, car on ne baigne pas avec un ciré.

Q: N'est ce pas là le charme de Cirologie ?
R:Si bien sur. C'est devenu aussi cela. Un maximum de fantaisie, de loufoquerie, de situations pas possibles. Sous la douche, c'est pareil, on ne se lave pas habillé encore moins avec un ciré

Q: Alors justement pourquoi toujours ce ciré ?
R: L'origine du thème, je vous l'ai dit, est de montrer ces imperméables qui ont aujourd'hui complètement disparus. Photographier un modèle mouillé, nue, ou vétue d'un vetement transparent par exemple, c'est du déjà fait et surtout beaucoup mieux que je ne le ferais. Mon thème est unique. Personne n'a jamais fait, à ma connaissance, des photos de cette façon. C'est MON originalité.

Q: Le modèle doit-il être impérativement nu, sous le ciré ?
R:Bien sûr, c'est mieux. Mais je n'impose absolument rien. Chacun est libre. Si dessous il y a un tee shirt ou autre chose, je ne veux pas le voir à l'image. Quand on parle de nudité dans cirologie, il s'agit surtout de la poitrine, car je ne photographie pas en dessous du ventre. Les clichés doivent montrer surtout l'expression du visage, les gouttes qui coulent sur le ciré mouillé.

Q: Pas d'images hard ?
R: Surtout pas. Du charme, comme on dit, quoique tous ces mots restent à définir car chacun les interprête à sa façon.

Q: C'est quoi la photo de charme pour vous ?
R: C'est un cliché charmant. Sans provocation. Gentil.

Q: Un exemple.
R: Par exemple dans mon thème: une fille qui reçoit de l'eau, le ciré ouvert montrant sa poitrine mouillée. Y'a rien de choquant pour moi. Aujourd'hui des seins on en voit partout, sur les plages, à la télé, au ciné, dans tous les magazines, ce n'est plus une image provocante de nos jours. En revanche, je ne ferais jamais poser un modèle en ciré, avec les jambes écartées. Je trouve cela laid, vulgaire et avilissant. J'ai le respect du modèle. C'est un être humain.

Q: Et si le modèle est d'accord.
R: Non, il faut cesser. Je ne fais pas cela. Ce n'est pas ça que je veux montrer. Si le modèle veut faire du porno, il y a d'autres photographes. Du reste le côté "tenue brillante" a été repris suffisamment dans les sex-shop, et autres exploitations du sexe. Cela me gène un peu, car certaines personnes assimilent le ciré à ces matières souples, fines et trés brillantes qui collent au corps. Souvent de couleur noire. D'ou mon rejet systématique du ciré noir. C'est pas du tout ma voie.

Q: Bon on a compris. Enfin je crois. Quand vous parlez de respect du modèle, comment cela se passe pour la publication d'une image ?
R: Alors vous avez employé le mot juste: IMAGE. Quand une photo est prise, le photographe en est le propriétaire. Le cliché lui appartient, mais pas l'image du modèle. Je suis trés attentif à l'accord du modèle. Je recherche son avis sur les poses avant, et après. Je demande toujours leur accord, pour diffuser leur image. Le problème c'est que l'autorisation est limitée dans le temps. Et bien souvent quand j'ai un projet de diffusion, ou d'exposition, je recontacte mes modèles, et là.... c'est la galère. Elles ont déménagé, ou elles sont mariées, méres de famille, et ne souhaitent plus m'accorder leur confiance.

Q: C'est peut-être pas seulement une question de confiance ?
R: Non, c'est vrai, mais c'est frustrant. On est d'accord à un moment donné, puis rien ne se passe. Un jour on a une opportunité de faire quelque chose, et hop, tout tombe à l'eau (c'est le coup de le dire). Bon je pourrais passer outre, comme les autres photographes le font. Mais je recherche tant un partennariat avec le modèle, une vraie complicité, que je ne ferais jamais rien sans leur approbation. C'est pour cela qu'il ne se passe pas grand chose depuis 82 autour de Cirologie.

Q: En fait que voudriez-vous faire ?
R: Exposer par exemple, ou publier dans des magazines spécialisés tels que Chasseur d'Images, Photographes Amateurs, etc... ou faire un album photo sur ce thème, mais là ça fait un peu kitch, et puis j'ai pas un nom assez connu. Je suis Jean Aurèl, pas Helmut Newton. Les éditeurs ne sont pas ok. D'ailleurs même à compte d'auteur, je ne sais pas qui acheterait ces albums. Et puis le côté commercial, busines, marketing, m'ennuie. Moi j'aime prendre les photos, les regarder, les travailler, les montrer. Point. Je voudrais créer par exemple des cartes téléphoniques, ou des cartes postales. Mais à titre privé, en quantité limitée.

Q: Pourquoi privé, limité, vous n'arriverez à rien ainsi.
R: Je sais, tant pis. Je ME fais plaisir c'est le plus important. Je ne déçois pas mes modèles qui participent à mon thème. Je les remercie tant d'accepter mon exentricité.

Q: Tout cela à un coût....pour pas grand chose en final.
R: On peut voir ça comme ça. C'est pas un revenu que je cherche. JE NE SUIS PAS PROFESSIONNEL. Je ne vis pas de cela, ni POUR cela. Je ne suis qu'un petit Amateur. Dans amateur, il y a AMOUR, pas dans professionnel. Dans professionnel il y a revenus, argent, profits. Bien sûr cela coûte des sous. Les cirés à trouver, à confectionner, le materiel photographique, les accessoires, les pellicules, les développements.

Q: Et la rémunération des modèles ?
R: Aussi, j'essaye pour cela de donner autre chose que de l'argent. Je n'aime pas ce côté paiement. Je trouve tout a fait normal qu'un modèle demande un dédommagemment, pour sa prestation, son déplacement, mais quand je vois des filles qui demandent 500Francs (76Euros)de l'heure, ou parfois plus, je me demande ou on va. Personne ne gagne autant de l'heure pour un travail si peu fatiguant. Bon d'accord on est dans le domaine artistique. Poser n'est pas un travail pénible, c'est accepter un thème une situation, dans des conditions précises. Personne n'est obligé de trouver mon thème génial. D'ailleurs j'ai plus de détracteurs que de fans.

Q: Vous ne payez pas vos modèles. Comment faites-vous pour les rémunérer?
R: C'est pas systématique. C'est du cas par cas. Je n'aime pas le mot REMUNERATION, je préfère CONTREPARTIE. Pour rémunérer, un modèle il faudrait payer également les charges sociales, ce serait vraiment être honnête et reconnaître le travail en tant que tel. Seul un professionnel peut faire cela, dans un esprit commercial. Mais les particuliers, les petits amateurs, ne peuvent que faire un cadeau, qui n'est pas obligatoirement de l'argent. Cela peut être les dons des photos, un agrandissement ou plusieurs, un service: une photo hors thème, une emploi par relation, je ne sais pas moi, il y a mille façons de remercier un modèle, autrement qu'en lui versant une pseudo rémunération. Et puis TOUS les modèles ne recherchent pas l'argent uniquement. La plupart bénévoles, reçoivent les meilleures épreuves. Pour d'autres c'est une expérience, peut-être la curiosité. D'autres recoivent une contrepartie à des tarifs proches de ceux annoncés dans les revues amateurs (30€ à 50 €) en guise des droits d'acquisition. Moi je veux bien tout ce qu'on veut, mais mon gros problème est situé sur les autorisations.

Q: Quand vous payé un modèle son image vous appartient. Y'a plus de problème.
R: Vous croyez cela. Pas du tout. L'image de la personne reste toujours la propriété du modèle même à 1500Euros la séance. Ce qui est logique. Relisez le code civil.

Q: Dans la réalité c'est pas comme ça
R: Mais pourquoi voulez-vous que j'utilise une photographie ou l'on reconnait le modèle sans aucune difficulté, alors que ce dernier s'y oppose. C'est purement dégueulasse. Nous sommes en démocratie, dans un pays ou chacun doit respecter l'autre.

Q: Vous n'avez pas de modèles qui vous donne d'autorisations d'exploitation
R: Bien sur que si. Toutes acceptent sans difficulté. Mais c'est après, beaucoup plus tard, deux, trois, cinq, dix ans après. Leur situation à changé. Et je n'obtiens pas de réponse, ou un refus.

Q: C'est important pour vous ?
R: Oui, bien sûr, sans faire une exploitation gigantesque,pour reprendre l'exemple des cartes postales. Mais seulement pour une exposition, même sur ce site, j'ai besoin de leur avis, de leur accord.

Q: Pourquoi faites-vous cela ?
R: Pour le fun, comme on dit, uniquement pour le plaisr, pour MON plaisir.

Q: Depuis vingt ans que ce thème vous anime, vous trouvez encore de nouvelles idées, de nouveaux modèles ?
R: Les idées proviennent des modèles. A chaque fois c'est différent. Et puis les modèles sont plus mûres qu'il y a vingt ans. Moi aussi sûrement. La différence d'age s'installe. Je suis plus leur père que leur copain aujourd'hui. Les modèles sont souvent des étudiantes. Mais j'aimerais aussi en trouver de plus vieilles vers la quarantaine. Y'a encore de belles femmes à quarante ans.

Q: Pourquoi avoir choisi comme générique E.R.I.C. ?
R: C'est ciré à l'envers, du reste ERICIRE est un palindrome de ce fait.
E.R.I.C. peut signifier: Emergence Rétroactive d'Imperméables Cirés, ou bien Espace Regards Images Création. J'aime bien le premier, mais il est un peu compliqué, alors le second est plus mode.


Q: Et Cirologie ?
R: Comme ça. Histoires de cirés.

Q: Ah! une question que tout le monde veut vous poser, mais personne n'ose: Avez-vous ''couché'' avec vos modèles
R: Voilà une question directe. Je pourrais vous dire OUI, vous vous direz ''Tiens, ça ne m'étonne pas. Comme tous les photographes !''. Je pourrais vous dire NON, et là vous vous direz ''ba voyons, c'est un Saint. De toutes façons il ne le dira pas''.

Q: Alors que dites vous ?
R: Vous pensez ce que vous voulez, mais ma réponse est NON, c'est mon dernier mot.

Q: Vous ne souhaitez pas en parler.
R: Cela ne me gêne pas. L'ennui c'est que certaines personnes vont douter. Mais cela ne me dérange pas, j'ai ma conscience tranquille. On ne peut pas empêcher les gens de penser. Par contre je voudrais revenir sur votre première question, le mot ''couché'' ne me plait pas. Je pense que vous vouliez parler d'avoir une relation sexuelle. C'est à cela que j'ai répondu.

Q: Oui bien sûr. Mais alors ca veut dire qu'il y a eu autre chose ?
R: Tout de suite, vous voyez ''autre chose''. Je vous réponds également NON. Je ne dis pas que je suis indifférent, mais il y a jamais eu le moindre attouchement. Et là ça n'interesse plus personne.

Q: Si si on veut TOUT savoir.
R: Non, je veux dire que je ne suis pas de marbre, mais c'est pas mon truc de faire des avances, et les modèles que j'ai choisis, ont su rester à leur place. Donc j'en ai fait autant. Il y a un respect, en moi, qui fait que je ne fais pas ces photos pour cela. Je ne recherche pas de ''rencontres'', j'ai ce qu'il me faut. Ca va. Mais je ne peux pas dire qu'un jour, je changerais. Je ne suis pas incorruptible. J'ai un talon d'achille comme tout le monde.

Q: Si l'occasion se présente, vous ne direz pas non ?.
R: Je ne peux pas répondre à une telle question honnêtement. Je n'en sais rien.

Q: Vous avez promis de répondre à TOUTES LES QUESTIONS ?
R: J'ai répondu. Mais ce n'est pas ce que vous vouliez entendre. Vous voudriez que je vous dises que j'attends que cela. Je suis désolé, je ne veux pas vous dire cela. Je veux être sincère. Qui peut dire ce qu'il sera, ou ce qu'il fera demain. De toutes façons, en plus demain j'arreterais sûrement de prendre des modèles en photos, car je n'ai pas assez passé de temps à les montrer, alors demain mon projet est plus d'exposer, de publier à compte d'auteur, ou dans des revues, de diffuser, bref de les faire vivre. Vous voyez mes projets sont d'un tout autre ordre, et mon but n'est pas là ou vous pensez.

Q: Combien de modèles avez vous rencontré ?
R: Depuis 82 une bonne cinquantaine en près de 80 séances. C'est dire que certaines ont posé plusieurs fois.

Q: Vous pensez arrêté quand ? Vous voulez aller jusqu'où ? Que recherchez-vous ?
R: Je ne me suis rien fixé. Entre 86 et 99 j'ai arrêté, je ne pensais pas reprendre. Et puis il y a toujours de nouveaux modèles, de nouvelles têtes, en plus de celles que l'on recherche il y a celles qui découvrent le thème.
Je souhaite un large panel, le plus divers possible. Je recherche toujours de nouvelles attitudes de nouvelles idées, je crois que je cesserais quand je n'aurai plus envie, et que les idées tariront, ou que les modèles me boudent, ce qui peut aussi arriver.


Q: La différence d'âge n'est elle pas un problème ?
R: Non je ne pense pas, je cherche aussi des modèles mûres, mais c'est plus difficile après trente-cinq ans, les femmes ne posent quasiment plus. C'est dommage. C'est vrai que je veillis et que les modèles ont toujours le même age ou presque. Cela permets de voir l'évolution des modèles, c'est trés interessant.

Q: Expliquez-nous ?
R: Disons qu'aujourd'hui, elles sont moins timides, elles rêvent moins de devenir des superstars, elles font cela par plaisir, ou pour l'argent facile. Elles savent que ce ne sera pas leur métier, même si certaines en rêvent.
Et c'est là ou je les rejoins dans cette partie burlesque de cette séance photo, c'est d'abord de prendre du plaisir, ensuite de s'amuser sans se prendre la tête et en fin de rêver. Sans le rêve nous ne sommes rien. Nous ne sommes déjà pas grand chose.


Q: Quand vous cesserez les séances, ne serez-vous pas un peu triste ?
R: Sûrement. Le jour approche. Il faut savoir arrêté. Saurais-je ? Je ne sais pas...
J'ai toujours de nouvelles idées que me soumettent les modèles. Tant que c'est ainsi et que les rencontres peuvent se réaliser, pourquoi s'en priver. Mais quand ce sera fini des poses, Cirologie ne sera pas enterré pour autant, bien au contraire, une seconde vie fera que je prendrais le temps des expositions et des publications que je ne peux pas correctement réaliser aujourd'hui faute de temps et de moyens.


Q: Vous voulez absolument laisser une trace de cette passion ?
R: Absolument, des images pour plus tard....
Laisser le sentiment que l'on savait rire, s'amuser, prendre du plaisir, même dans la dérision. Souvent des personnes qui voient mes photos me disent : "Ah celle-là elle est marrante..." et bien voilà. Je me serais marrer.
Qu'est-ce que je me serais ennuyé si je n'avais pas été là ! disait Jules Renard


Q: c'est le mot de la fin ?
R: Quelques citations:
- Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. (Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray que j'adore)
- Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.(Napoléon Bonaparte)
- Ce qui ne me passionne pas, m'ennuie. (Sacha Guitry)
- Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez... Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même… " (Bernard Werber)
Cette dernière, résume bien notre entretien.


Q: Merci.

Voir les commentaires

Rédigé par Adelin Aurèl

Publié dans #ENTREVUES

Repost0

Publié le 26 Juillet 2000

Depuis 1984 que je photographie les modèles sur ce thème, l'évolution est très nette: l'eau est de plus en plus présente, voir indispensable lors des séances d'aujourd'hui. A l’époque, je recherchais une sensualité entre l'expression du modèle et le port du ciré, dans une attitude romantique.
 

 

 

POUR ACCÉDER A L'ALBUM - CLIQUER SUR UNE PHOTO.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #LES DIFFERENTES SAISONS

Repost0

Publié le 22 Février 2000

  OLDIBLOG        MODSUD      LE BOOK       U-BLOG

PRESSBOOK      BLOG-NOTE      MON BOOK PHOTO  PhotoGenik    

JIHEME      Doctissimo    CmonBOOK      CmonSITE   

 SKYBLOG       Tchatchblog        20Mn       BOOKFOTO 

BOOK GRATUIT    PHOTOVIEWS  PHOTO SCOPE   LoadFx             

  

Voir les commentaires

Rédigé par Jean Aurèl

Publié dans #CIROLOGIE

Repost0